Smog sur ma vie

(titre emprunté, je crois. Google ne recense aucun article. Google n’est pas omniscient.)

Chaleur. Chaleur insupportable et suffocante. Pas tant la chaleur de la ville que celle de son corps contre le mien. Mais encore, pas la chaleur comme l’énergie calorique s’en dégageant, et par les voies de la conduction se transmettant d’elle à moi. Bien davantage son amour énergique. Suffocant.

Car persiste comme en tout épisode de chaleur intense, un smog entre nous. Un smog sur ma vie. La perte de la jouissance de l’air qui circule aisément, et du ciel métallique. Métalliquement bleu. Le bleu se recrée aux hasards des aurores, même sous le smog. Le métal, lui, dépoli, tinte, clochette vide aux abords de ma vie, des sons stridents. Des sons qui exhortent la fuite de fuir. Des sons qui renoncent au renoncement. Même dans l’action, on renonce. On désarçonne.

Persiste donc un smog entre nous. Une poussiéreuse vertu.

Et j’oublie, tout en oubliant d’avoir mal. Mais c’est beaucoup plus facile de dire que vous omettez d’enfoncer en moi tous pieux qui me blesseraient.

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