L’annuelle

Chercher à rendre l’âme
Dans les méandres lointains
D’un être taciturne en fables
Les douleurs projetées
sur des murs de bois vert.

Réduire à l’inexorable
L’envie d’élaborer
Des rêves à n’en plus finir
D’une fin concise et impudique

Et vendre des coeurs de jours
Des réduits de fruits rouges
S’approprier des parcelles
Des terres inédites
Résidences de vagabonds échaudés.

Enfin, cueillir, à même l’arbre centenaire
La délicate rosée claire
De jours légers, empruntés
Lentement, s’arroger
Droit de passage dans l’air
Viscérale propriété
d’une fleur sauvage épargnée.

Croire à s’en vendre l’âme
Séjour infini
Sur le soleil d’ambre
Qu’elle prendra vie.

2 réflexions sur « L’annuelle »

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