La quatrième lettre (l’extrême onction)

Le clergé a bien pu s’embourber dans plein de mensonges, c’est trop facile de construire pierres sur Pierre plein d’églises. Le savoir est une pierre. Froid, gris, lourd et pas toujours beau. Voilà. À quoi bon ériger des cathédrales, on sait bien qu’un jour ou l’autre, le soleil ne les éclaire plus de la même façon et leur beauté meurt en même temps que notre foi.

Je n’ai plus foi. Je ne crois plus. Cette histoire est l’essence même de la religion. Un beau mensonge auquel on a cru et qui mourra dans une dégénérescence honteuse. Mieux vaut lui administrer l’extrême-onction anticipée. Meurs, christ. Je t’offre la vie éternelle dans l’au-delà, pas ici.

Je t’enterrerai dans ton trou au fond du Jardin que t’as tout défiguré, Savoir de Christ. Que repousse l’herbe et qu’il ne reste plus des cathédrales que quelques ruines que l’on fera visiter aux touristes français qui n’en auront jamais vues d’aussi grises.

Je descends sur le bitume, malandrin défroqué. Ça colle. Ça sent le goudron. C’est sale. C’est la rue Victoria.

Je vais mieux.

-G

4 réflexions sur « La quatrième lettre (l’extrême onction) »

  1. Magie noire, et pas dans le sens d’un jeu de mot ethnique. Victoria, c’est une immense flaque de goudron, dans tous les sens.

  2. Les goudrons mouvants, ça existe? J’ai pas envie de m’enfoncer, je suis trop jeune. Toi aussi.

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